La musique un produit unique

La musique est le seul art qui ne soit pas matériel et pourtant il s’est dématérialisé, et son système de distribution n’a jamais été autant bouleversé. Les ventes physiques diminuent, pour laisser place au streaming. Le marché du disque perd environ 7% par an. Depuis des années le revenu généré par l’industrie musicale a énormément évolué. On constate une baisse du revenu à l’échelle nationale et mondiale jusqu’en 2011 environ. Depuis, les ventes se sont stabilisées et repartent à la légèrement à la hausse.

Il y a de nombreux facteurs qui ont particulièrement impacté le secteur. Tout d’abord l’augmentation depuis 2001 des droits à la reproduction. Ils se sont multipliés par 4 en 15 ans. Par la suite il y a eu en 2003-2004 l’arrivée de la distribution digitale de la musique qui n’a cessé de se développer, passant de 0.3 milliards en 2003 (représentant 0.3% du marché), à 7.8 Milliards d’euros en 2016, représentant pratiquement 50% du marché (49% exactement). Un montant 25 fois plus important en 13 ans qui est aussi lié à la multiplication des plateformes de Streaming et d’écoute gratuite ou payantes en ligne.

Sur ce marché on trouve différents services dont les plus connus par nombre de d’utilisateurs sont  Spotify, avec 75 million d’utilisateurs dont 20 millions de comptes payants, Apple music avec 20 millions d’abonnés, puis Deezer avec ses 6 millions d’abonnés premium et 16 millions au total. Il en existe d’autres moins importantes mais toutes aussi remarquables.

FIGHTING Les géants du streaming vont proposer des offres aux pris seulement identiques, avec une qualité d’écoute véritablement similaire. Il y a quelque plateformes qui se différencient comme Qobuz, qui propose une qualité supérieure, mais dont le prix est relativement prohibitif lié vraisemblablement à un problème de taille. La deuxième plateforme qui est particulièrement intéressante, c’est Soundcould  surnommée régulièrement «le dénicheur de talent » par les médias. Son fonctionnement unique permet de partager ses projets musicaux et de les proposer aux abonnés. La société suédoise est la seule à proposer ce type de contenu.

Les sites ont leur revenu grâce à la publicité et les services payants. Pour Spotify, cela représente respectivement 10 et 90 % de ses entrées d’argent, selon The Guardian. Si Deezer se dit rentable, Spotify ne le serait que depuis 2013.

Pour aborder la rémunération des artistes, commençons par une petite histoire qui peut faire sourire beaucoup de gens mais certainement pas les plateformes. Si un internaute écoute une pièce de n’importe quel artiste, par écoute, l’auteur va être rémunéré à hauteur de 0.006 centimes. Cela fait très peu. Et pourtant on peut devenir riche sur ces plateformes en s’y prenant bien. Un internaute bulgare est parvenu à trouver une faille dans le système de Spotify. Et est devenu millionnaire. Il a créé et mis en ligne un grand nombre de musiques dont il avait les droits d’auteurs, puis s’est créé une multitude de comptes sur la plateforme et a laisser son ordinateur jouer les musiques sans discontinuer. I est parvenu à atteindre des milliers d’heures d’écoutes.

Il faut savoir que sur ces plateformes, les artistes sont rémunérés à partir de 30 secondes d’écoute. Ce qu’a fait cet internaute, c’est créer 400 titres de 31 secondes de façon à pouvoir à les faire tourner en boucle et être ainsi remué par la plateforme.

Certains artistes ont été réticents que Jean-Jacques Goldman, Prince et les Beatles ou ACDC ont étés particulièrement réticents avant de mettre les albums sur les plateformes.  C’est courant maris que des groupes tels que Led Zeppelin ou Metallica ont fait leur apparition. C’est à se demander comment faisaient ces plateformes pour fonctionner sans eux.

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Pour terminer, voici la touche nostalgie.

Malgré la digitalisation de la musique, il en est un qui reste encore et toujours à l’envahisseur, c’est le vinyle. La chute des ventes de disques n’empêche pas leur ancêtre de renaître de ses cendres. Apres sa disparition des rayons dans les années 90, c’est grâce aux rappeurs du début 2000 que les platines sont revenues tendance. Voilà de quoi se racheter une bibliothèque pour se faire sa propre discothèque.

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